Injustice

Vas-y regarde cette vidéo, si ça te fait pas réagir pose toi des questions, si ça te fait réagir, laisse un com pour expliquer
# Posté le mercredi 24 octobre 2007 08:00
Modifié le lundi 24 décembre 2007 10:09

El Che Guevara

El Che Guevara
Ernesto guevara, cette homme, c'est une icône! Quoique , mintenant de voir sa tète en strass sur le t-shirt de kate moss, de voir des clopes a son éfigie, il doit se retourné dans sa tombe! N'oublions pas que Che Guevara se batait contre le profit, et ils se font du frics sur son dos....
# Posté le mercredi 24 octobre 2007 08:35
Modifié le lundi 24 décembre 2007 06:14

la misère (1)

la misère (1)
Un bidonville, je ne sais pas quelle ville, mais je ne sais quoi dire devant ça, cela me dégoute, cela me fait mal au coeur, pourtant ce n'est pas à moi d'avoir mal au coeur, je pense que c'est plutôt au responsable de ce malheur d'avoir mal, mais je doute qu'ils en aient quleques choses à faire....
Bref,un message de soutien, une pensée pour eux ....
# Posté le mercredi 24 octobre 2007 09:51
Modifié le lundi 24 décembre 2007 05:46

Ceux qui sont blindés de thune et qui en ont rien à foutre .

Ceux qui sont blindés de thune et qui en ont rien à foutre .
Bon voila une magnifique maison, une magnifique villa, un truc magnifique qui a couté assez de tunes pour nourir un village africain ou une famille argentine ... Bé nan, ils ont préféré se payé une super maison.....hum, Bravo.

Pour répondre à ton com' Florence ,
Je n'ai pas encore de choix comme ça à faire (l'unités parentale s'en charge !) mais tu as raison, chancun est libre de faire ce qu'il veut, seulement moi je dis que je n'aprouve pas ...
# Posté le mercredi 24 octobre 2007 10:19
Modifié le samedi 16 février 2008 07:25

Dans la rue

Dans la rue
Mais la misère est aussi en france , ils suffit de descendre dans la rue pour le voir, si ça se trouve, c'est toi, moi, lui, elle, qui va se retrouver dans la rue demain ...

C'est un "témoignage" de Pierrot qui vit dans la rue, je l'ai pri dans Fumigène, et pour ceux qui ne l'aurait pas lu :


"Me voilà emmitouflé sous trois tonnes de cartons. Tu peux additionner à ça mes deux pullovers, deux blousons, trois paires de chaussettes, des gants, une capuche et mon vieux bonnet. Normalement ça devrait aller ce soir. Comme y dit mon pote Ali : "Inch'Allah". Ils ont dit que le thermomètre devrait pas descendre en dessous de zéro. J'en ai vu d'autres. Une nuit comme ça c'est de la gnognotte. c'est Palace trois étoiles ! Et arrêtez d'faire semblant d'vous inquiéter, ça m'énerve. Allez, rentrez chez vous. Bonne nuit. A demin matin. 7 heures.

Faut que je me lève tot, que j'aille au bistrot. Non ! Pas pour prendre un café avec les autres ! J'sens pas assez bon pour eux. Non, j'rendrai ma visite hebdomadaire à Roger, le patron.

Un jour j'suis allé l'voir, et j'lui ai dit : "Tu peux m'remplir mon thermos steuplé ? S'tu veux, j'te paye. Mais attention, tu m'fais un prix ! C'est pas pour moi, c'est pour un clodo qui a besoin de s'réchauffer ". Et puis en lui montrant ma bouteille de rouge vide, j'lui ai dit : " Aussi, faut qu'tu m' fasses crédit. Ben ouais, parce que là, j'suis à sec ". Ce numéro, je l'ai p't'êt'e fait une centaine de fois, comme ça, pour m'amuser, pour passer le temps, pour rappeler aux gens que j'existe. Et puis, on sait jamais. D'habitude, le gars en question me renvoie à coups d'insultes ou a coup d'balai. Là Roger, il s'est mir à s'marrer, il m'a prit mon thermos et il m'a dit d'repasser dans le quart d'heure. Et quand il me l'a rendu, tout chaud, il m'a dit deux choses. La première, c'était un truc du genre: "Eh, c'est juste pour cette fois" ! Et le seconde en s'marrant : "Eh, quand tu s'ras riche, n'oublie pas qu'tu m'dois 10.000 balles !"

Bah ouais, j'te dis ça, à l'époque, c'était en francs, en anciens francs même. Et c'est vrai que le vie coûtait moins chère que mintenant. Aujourd'hui, pour 10.000 balles t'as plus rien. c'est même pas le prix d'un café. Va voir le montant d ema note chez Roger !!! Ben ouais, c'est p't'êt'e le seul commerçant du quartier qui m'avait jamais encore insulté de "sale clodo". J'allais aps l'abandonner comme ça ... Fallait que j'vienne de temps en temps lui remonter l'moral, affirmer ma solidarité. Pour pas qu'il s esente trop seule. Toutes les semaines au moins. Et comme il sait être reconnaissant, eh bien, à chaque fois, ou presque, il m'remplit mon thermos.

De temps en temps, c'est vrais, je l'sens qui rechigne. Mais c'est telllement un gars bien qu'au fond de lui, y' a une p'tite voix qui lui dit : "Vas-y, fait pas le mesquin, c'est quoi pour toi un thermos de café " ? Cette petite voix, je l'entends. Parce que les gens comme nous, on les entends ces voix, on ressent ces choses, on voit des trucs des trucs que vous voyez pas, vous les ADF (Avec Domicile Fixe) et je dirais même, les ADF BAC (Bien Au Chaud). Voire ADF BAC DVLDBDE. J'vous laisse deviner.

Ces derniers temps, Roger a changé. Il a pas attrapé la grosse tête, non. Il a attrapé des cheveux gris, il les perds, un à un. Il se les arrache. Il sait plus où donner d'la tête : le stress,les factures, les clients qui consomme plus comme avant, les fournisseurs à payer, les impôts... Il a les cernes, Roger. Il a la geule du mec qui en peut plus, du mec qui a perdu la notice. Du mec qui sait plus. J'la connais cette geule !

Il a peur Roger. Il a peur du lendemin. Il a peur de plus pouvoir payer ses factures, de plus pouvoir résister à la préssion. Au fond, il a peur de s'retrouver à la rue, comme moi. Du jour au lendemin. Alors il lutte, il se bat pour sauver son commerce, pour continuer à payer son loyer, pour s'en sortir, pour pouvoir rester au chaud. Il dort pas la nuit, parce qu'il faut qu'il trouve une solution pour ne pas en arriver à dormir dehors. Et quand il me voit arriver, c'est comme un cauchemar qui lui revient en pleine geule, comme un boomerang. Alors, des fois, y m'vire à coup de pompes, comme les autres.

Ca va vite. Ca va très vite. Vous croyez que je suis né dans la rue ? Que sur le colis de la p'tite cigogne, y avait pas d'adresse et qu'elle m'a laissé là, derrière l'église ? Moi aussi j'ai eu une vie "normale", comme vous dîtes ! Moi aussi, j'ai eu une femme, des gosses, une voiture, un appart', des amis, un boulot, un patron, des crédits, des dettes, des fins de mois, de plus en plus longs. La honte de rentrer à la maison... Ca va vite j'vous dis.

J'y suis arrivé, qu'est ce que vous voulez que j'vous dise ? J'ai éssayé, mais j'y suis pas arrivé, c'est tout. C'est comme ça. J'vais pas refaire l'histoire. Alors laissez moi tranquille. De toute façon, ici, c'est marche ou crève. Vous connaissez l'histoire, j'vous apprends rien. Si ça s'trouve, dans 5 ans, Roger pourra vous raconter tout ça lui-même. Enfin, j'lui souhaite pas, parce que c'est un gars bien Roger. Et si ça s'trouve, c'est vous qui la raconterez cette histoire. Là, à ma place !

C'est comme la chanson : "On choisit pas ". Ca vous tombe sur la geule. C'est comme au Loto, mais à l'envers. Si t'es fort dasn ta tête tu t'en sors peut-être. Mais, pas d'place pour les faibles ! La sélection naturelle, quoi !

Au fond, l'Homme est redevenu animal comme les autres. Il les sent en danger, il se sent menacé, il doit se protéger, luttre pour sa survie. Et donc, tout s'explique, tout s'excuse, tout se tient ! Bah ouais, quand le lion mange le bébé antilope, on lui pardonne. C'est pour "survivre". Donc, nous, les clodos, on est comme les bébés antilopes, une sorte de domage collatéral à la dure loi de la jungle, bouffés parce que sans défense. CQFD.

J'vous l'redis, c'est mathématique, un jour ou l'autre, un de vous, au moins, se trouvera là à ma place. Et si ça s'trouve se s'ra toi. tu vois ? C'est pas des conneries quand j'te dis que ça va vite.

Et là, pas même une fraction de seconde pour te rendre compte que tu comptes plus, t'éxistes plus, tu fais plus partie du " projet ". Ciao. Voilà qu'on te snobe, qu'on te méprise, qu'on t'oublie. T'as disparu. Invisible. Inutile. Laissé pour mort.

Tu verras ces gens passer devant toi en faisant semblant de pas te voir ; se soulager la conscience en te donnant une petite pièce ; ou encore détourner le regard de peur de croiser le tien. Parce que tu seras peur eux comme un miroir.

Le reflet d'eux-même, de cette civilisation où chacun doit " réussir ", pour son compte. Travailler plus, encore plus. Pour gagner plus, toujours plus. La tête dans le guidon pour pouvoir s'acheter la plus belle bagnole en restant la tête dans le guidon ; parce qu'il faut la plus belle des maison qui va avec. La spirale : aller plus haut plus loin, plus vite. Plus que les autres, mais pour aller où ?

Surchauffe le moteur, surconsomation, les freins qui lâchent ... On y va ! Droit dans le mur, la tête dans le guidon, j'vous dis. Boom !!!

J'suis p't'êt'e un vieux clodo, saoul, incapable de la moindre penséé censée. Un vieux grognard, un pauvre type usé par le froid; l'alcool et la misère. Mais j'vous emerde !

J'suis aps né dans la rue. Non. Pas comme Johnny. Vous la conaissez, cette chanson,
moins ?

"Je suis né dans la ville, où les murs sont toujours gris, Derrière un terrain vague, où se trouvent les taudis, Dans un berceau de fer, je devais grandir, Ne vous éttonez pas, si je ne sais pas sourir, Parce que je suis né dans la rue"

Moi, j'suis né à l'hôpital, comme tout le monde, et maintenant j'me les gèle à la belle étoile. Par contre, j'me fais pas d'idées. Je sais bien comment tout ça va finir, cet hiver ou un autre. Une de ces nuitsde chien à ne pas mettre un clodo dehors, une de ces nuits où les heures en même temps que les degrés tomberont : -1, -2, -3, -4, -5 ...

J'vais m'endormir là, le corp transit, sous ma couette en carton. Et j'me réveillerai pas, tout simplement. Comme tant d'autres avant moi ; comme tant d'autres d'autres après moi. C'est comme ça. C'est écrit. Et, à part ceux qui me ramasseront, Ali, et peut-être Roger, personne ne s'en apercevra. Et ouais !

Alors, vous pourriez dire à Johnny si un jour vous le croisez "dans la rue" ou au Fouquet's, ou à Las vegas, ou a la Garden Party du président, ou en Suisse... Enfin bref, vous lui demanderez d'ma part de changer les paroles de sa chanson.

"Je suis mort dans la ville, Où les murs sont toujours gris , Derrière un terrain vague, Où se trouvent les taudis, Dans un lit en carton, je devais dormir, Ne vous étonnez pas, Si je ne sais pas sourire, Parce que je suis mort dans la rue"

Allez, laissez-moi dormir maintenant. Barrez-vous ! Rentrez chez vous ! Saletés d'ADF BAC DVLDBE "
# Posté le mercredi 24 octobre 2007 10:57
Modifié le dimanche 06 avril 2008 08:51